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Comment se lancer dans le marketing digital (6 étapes)

7 min de lecturePar Camille Rousset
Comment se lancer dans le marketing digital (6 étapes)

Se lancer dans le marketing digital ne veut pas dire tout faire en même temps. La plupart des débuts ratés se ressemblent : on ouvre un compte Instagram, une newsletter, une page LinkedIn et un blog la même semaine, puis on abandonne au bout d'un mois faute de temps. La bonne méthode tient en six étapes, dans l'ordre, en commençant par la réflexion et en gardant les outils pour la fin. Si le sujet est encore flou, notre article marketing digital, c'est quoi pose les bases.

Étape 1 : définir sa cible avant tout

La première erreur est de choisir un canal avant de savoir à qui l'on parle. On commence donc par décrire précisément son client type : qui il est, quel problème il cherche à régler, où il passe son temps en ligne. Cet exercice porte un nom, le persona marketing. Il évite de s'adresser à tout le monde, ce qui revient à ne toucher personne. Une cible claire dicte ensuite le ton, les canaux et les messages.

Étape 2 : fixer un objectif mesurable

« Être plus visible » n'est pas un objectif, car on ne sait pas quand il est atteint. Il faut un chiffre et une échéance : cent inscrits à la newsletter en trois mois, vingt demandes de devis, un doublement des visites du site. Cet objectif unique sert de boussole. Toute action qui ne le sert pas peut attendre. C'est aussi lui qui déterminera plus tard les indicateurs à suivre.

Étape 3 : soigner sa base avant de rayonner

Avant les réseaux, il y a la maison. Pour une entreprise, la base se résume à deux choses : un site clair qui s'affiche bien sur mobile, et une fiche Google à jour avec horaires, adresse et avis. Ces deux points captent déjà une grande partie des recherches locales. Publier sur Instagram tout en ayant un site illisible revient à inviter des gens dans une boutique dont la porte est bloquée.

Étape 4 : choisir un seul canal pour commencer

C'est l'étape où l'on résiste à la tentation. On choisit un canal, celui où se trouve la cible identifiée à l'étape 1, et on s'y tient. Pour une clientèle locale, la fiche Google et le référencement naturel priment. Pour une marque visuelle, un réseau social bien choisi passe devant. On ajoutera les autres plus tard, une fois le premier maîtrisé.

La règle du canal uniqueMieux vaut un canal tenu sérieusement pendant six mois que quatre canaux tièdes abandonnés en cours de route. La régularité bat l'ampleur. Un rendez-vous fixe, par exemple un article ou trois posts par semaine, vaut mieux qu'un pic d'activité suivi d'un long silence.

Étape 5 : produire et publier avec régularité

Le marketing digital récompense la constance plus que la perfection. On définit un rythme tenable, on prépare quelques contenus d'avance, et on publie sans attendre que ce soit parfait. Un calendrier simple, même sur un tableur, suffit à éviter les trous. C'est en publiant qu'on apprend ce qui parle à sa cible, bien plus qu'en lisant des guides. Le premier mois sert surtout à prendre le pli.

Un bon réflexe consiste à préparer ses contenus par lots plutôt qu'au jour le jour. Bloquer deux heures pour écrire quatre publications d'avance coûte moins d'énergie que quatre séances éparpillées, et met à l'abri des semaines chargées où l'on serait tenté de tout lâcher. La régularité se construit dans l'agenda avant de se jouer dans l'inspiration.

Étape 6 : mesurer, puis ajuster

Sans mesure, on avance à l'aveugle. On suit quelques indicateurs liés à l'objectif de l'étape 2 : visites, demandes, coût pour obtenir un contact. Ces indicateurs marketing disent où remettre de l'énergie et quoi abandonner. Le coût d'acquisition est particulièrement parlant : il révèle si un canal rapporte plus qu'il ne coûte. On garde ce qui marche, on coupe le reste, et on recommence.

On n'apprend pas le marketing digital en le lisant, mais en publiant, en mesurant et en corrigeant. La première campagne sert d'école, pas de coup de maître.

Une fois ce premier cycle maîtrisé, on élargit : un deuxième canal, un peu de publicité pour accélérer, une newsletter pour fidéliser. La progression se fait par couches, chacune posée sur une base qui tient. C'est cette discipline, plus que le budget, qui distingue les entreprises visibles en ligne.

Questions fréquentes

Par où commencer quand on part de zéro ?

Par la cible, pas par les outils. On décrit son client type, on fixe un objectif chiffré, puis on choisit un seul canal avant d'élargir.

Combien de temps avant des résultats ?

La publicité donne des visites tout de suite ; le référencement et le contenu demandent trois à six mois avant de porter, puis durent.

Faut-il un gros budget ?

Non. Une fiche Google, un site simple et une présence régulière coûtent surtout du temps. Le budget sert plus tard, pour accélérer ce qui convertit déjà.

Sources : Marketing digital pour débutants (Webmarketing & co'm), Se lancer dans le marketing digital (Ulule).